Les Vins Rouges / Présentation


Etant originaire de Nuits-Saint-Georges et Vosne-Romanée et par adoption à Pommard, les vins rouges, je suis né dedans...
Et pourtant ceux-ci me procurent autant d'émotions à vinifier chaque année. Les perles noires du pinot sont des richesses incomparables en couleurs et en arômes.












Accords mets-vins
Les pommards possèdent souvent force et puissance avec une assise tannique marquée. Il est donc sage de les attendre quelques années avant de les boire. Oubliez donc les 2003, 2002, et 2001 qui demandent à vieillir. En souplesse, les 2000 sont agréables à découvrir sur une entrecôte marchand de vin. Plus fougueux, les 99 et 98 se sont refermés ; à attendre ! Les 97 eux sont maintenant prêts à boire et ils escortent bien un faux-filet de bœuf en croûte ou un onglet aux échalotes confites. Dans un style tendu, les 96 appellent des plats relevés mais fins comme une poule faisane farcie ou un perdreau en salmis. Les 95 ont de la puissance, du corps et des tannins qui commencent à s'arrondir, leur générosité s'accorde à souhait avec une compotée de chevreuil ou un cuissot de sanglier. Avec quelques années de plus, les 90 peuvent répondre au même type d'accord.
Les 94 et 92 sont plus minces et réservés aux viandes moins denses et moins marquées en goût ; pensez alors des plats tels que des tendrons de veau à la moutarde ou une caille farcie d'abats. A pleine maturité, la bonne densité des 93 ou 91 peut accompagner un civet de lapin ou une tourte de canard aux olives noires. Sur des millésimes plus anciens comme 83 ou 78, les vins conservent une belle présence pour s'harmoniser avec un pavé de biche aux airelles ou un tournedos Rossini.
Bourgogne Aujourd'hui n°68 (2006)